Retour sur la visite du Ministre de l'Agriculture à Le Quesnoy jeudi dernier

16 février 2021 à 19h38

Des moyens financiers pour les CUMA

Le Ministre de l’Agriculture dans le Cambrésis puis à Le Quesnoy et Potelle jeudi dernier. Julien Denormandie a rappelé que le Plan France Relance consacre 1.2 milliard d’euros à l’agriculture, à la transition agroécologique avec par exemple 200 millions d’euros dédiés à la création de CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole). Il en existe 10 000 aujourd’hui sur l’hexagone, l’appel à projets a donné lieu à 2 000 dossiers, « ce qui représente 50 000 Agriculteurs puisqu’une CUMA regroupe en moyenne 23 Agriculteurs », a précisé Hervé Pellois, Député du Morbihan, Rapporteur comme la Députée Anne-Laure Cattelot, du projet de loi de finances pour 2021 sur « Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales : Politiques de l’Agriculture, forêt, pêche et aquaculture, développement agricole et rural ».

 

Souveraineté de l’agriculture française

A Le Quesnoy, le Ministre a visité le Lycée agricole des 3 Chênes, sa fromagerie et son élevage laitier à Potelle. Julien Denormandie a donné ses 2 priorités : la souveraineté de l’agriculture française et le développement des produits frais et locaux. L’occasion pour lui de présenter la nouvelle plateforme fraisetlocal.fr [Ecoutez ci-dessous, l’extrait sonore 1]

Une cartographie vous permet de localiser les Producteurs et points de vente près de chez vous. Nous avons testé : en Sambre Avesnois, on en trouve deux pour le moment, pas plus : la Ferme de Potelle du Lycée agricole de Le Quesnoy et la Ferme du Défriché, rattachée au Lycée agricole de Sains-du-Nord.

Quels sont les sujets mis sur la table jeudi, par la profession ? Christian Durlin, Président de la Chambre d’Agriculture Nord Pas-de-Calais [Extraits 2 et 3]

 

« Pas d’agriculture sans Agriculteur »

Julien Denormandie a échangé avec les élèves, il a dit son attachement à la formation agricole. « L’enjeu du renouvellement des générations, du remplacement, des installations, ça doit être le premier des défis. Et cela nécessite deux choses, d’abord travailler sans relâche sur le revenu des Agriculteurs. On sait aujourd’hui qu’on a un loi EGalim, on est en pleine période de négociation commerciale qui s’applique mais qui ne s’applique pas encore par tous et pas suffisamment dans de bonnes conditions. Donc, on est en train de renforcer significativement les contrôles parce qu’une loi est faite pour être appliquée et appliquée par tous et deuxièmement, il faut absolument accompagner celles et ceux qui s’installent. Il y a des aides à l’installation qui sont d’ailleurs régies au niveau européen, financées par la Politique Agricole Commune et il s’avère qu’en ce moment, on est en train de renégocier justement cette Politique Agricole Commune. Cette PAC, c’est évidemment pour moi, une priorité d’action ».

 

L’accès aux terres agricoles et la concurrence belge en Sambre Avesnois

« On sait que près d’un Agriculteur sur deux partira en retraite dans 5 à 7 ans, l’enjeu est de taille », a répété le Ministre. Les candidats ne manquent pas, la jeunesse se forme aux métiers agricoles. Quels sont les freins ? La rémunération, l’accès aux terres agricoles, leur prix élevé, et en Sambre Avesnois, zone frontalière, la concurrence belge qui gagne du terrain. Quelles solutions y apporter ? Julien Denormandie promet le contrôle des abus, il souhaite aider les jeunes à financer leur installation avec une solution de portage, il annonce aussi la préparation d’une grande réforme du droit du foncier agricole avec une proposition de loi qui sera bientôt débattue à l’Assemblée Nationale.

[Ecoutez l’interview du Ministre de l’agriculture, Julien Denormandie, L’Invité de la Rédaction aujourd’hui sur Canal FM, Extrait 4]