Le Bracelet Anti-Rapprochement pour protéger les victimes de violences conjugales

08 mars 2021 à 18h34

Les femmes bien plus que les hommes, sont victimes de violences conjugales. A l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, focus sur le Bracelet anti-rapprochement dont est doté désormais le Tribunal d’Avesnes-sur-Helpe.

C’est un système qui permet de géolocaliser le conjoint ou de l’ex-conjoint, il est issu du Grenelle sur les violences conjugales de 2019 et déployé dans les Juridictions françaises depuis septembre dernier. Un outil de plus dans la lutte contre ces violences en Sambre Avesnois. « C’est véritablement une problématique de notre territoire puisque plusieurs fois par semaine, les Policiers comme les Gendarmes sont appelés pour ce type de violences », explique Corine Simon, Sous-Préfète de l’Arrondissement d’Avesnes-sur-Helpe.

Le Tribunal d’Avesnes dispose désormais de 3 bracelets anti-rapprochement. Il peut être porté par l’auteur, le mis en cause et la victime (avec son accord) mais dans quelles conditions ?

Derrière le bracelet anti-rapprochement, il y a un protocole signé mardi dernier qui prévoit les modalités très concrètes en cas d’urgence et qui assure la coordination, la transmission des informations entre 7 entités : le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation, le SPIP, l’Association d’Aide aux Victimes, l’AJAR à Avesnes, la Police, la Gendarmerie, la Sous-Préfecture, le Barreau d’Avesnes et le Tribunal d’Avesnes.

 

Le bracelet anti-rapprochement ne remplace pas le téléphone grave danger (au nombre de 6 au Tribunal d’Avesnes), il est une alternative à l’incarcération.

 

Ecoutez l’interview de Corinne Simon, Sous-Préfète de l’Arrondissement d’Avesnes, Cécile Gressier Procureure de la République et Pascal Carlier, Président du Tribunal d’Avesnes-sur-Helpe, Les Invités de la Rédaction :