L'info en Sud Avesnois et Thiérache

En bref sur Fourmies, dans le sud-Avesnois et en Thiérache, pour ce mercredi 21 octobre 2020

21 octobre 2020 à 22h32 Par Paul Schuler

Dans le sud-Avesnois :

Un projet de création d’un deuxième centre-socio-culturel toujours d’actualité sur Fourmies et pour le sud-Avesnois

Hier soir, en conseil communautaire, les élus se sont prononcés en faveur de la création d’un poste de chargé de développement en vue de l’obtention d’un second agrément pour un projet d’animation de la vie sociale. L’objectif est d’améliorer l’offre de services génératrice de lien social pour ce territoire précarisé et enclavé, de proposer des activités à destination des 12 communes du sud-Avesnois, tout en consolidant et en pérennisant le périmètre d’action du CSC de Fourmies.

Une troisième promotion pour la Grande école transfrontalière du numérique gérée par Face Thiérache à Fourmies

Depuis l’an dernier, cet établissement est devenu une école franco-belge, dans le cadre d’un projet européen porté par la fondation Chimay-Wartoise. Sur les 24 apprenants sélectionnés pour la deuxième promotion, 8 étaient candidats Belges et 5 étaient originaires du sud-Avesnois. Hier soir, les élus du conseil communautaire du sud-Avesnois ont donc accepté de renouveler les 12 000 € de subventions accordées depuis 2 ans à Face Thiérache. La troisième cession vient d’ailleurs de démarrer cette semaine et se terminera le 11 juin. Cette formation consiste à obtenir un titre professionnel de développeur web et web mobile, soit un équivalent de bac + 2 sans prérequis. Notez que les besoins des entreprises sont importants dans ce domaine, avec encore à ce jour près de 12 000 postes à pourvoir en France.

Enfin le retour d’une balayeuse de rue sur Fourmies et pour les 11 autres communes du sud-Avesnois 

Depuis lundi, ce service de nettoyage des rues a été relancé à l’initiative de Maxence Simpère, le 1er adjoint au maire de Fourmies et vice-président du sud-Avesnois, en charge du traitement des déchets. Ce service avait été interrompu après une dénonciation d’un ex-employé de la communauté de communes. Ce dernier avait révélé au grand public que les boues des rues du sud-Avesnois étaient déversées depuis plus de 35 ans sur un terrain départemental à proximité de la route de Féron, entre le Pont-de-Sains et Fourmies, sans être traité, ce qui était formellement interdit depuis 2016.

Une enquête a été ouverte. Des analyses du sol ont d’ailleurs été effectuées et les élus en responsabilités seront prochainement entendus par la gendarmerie, comme l’a indiqué mardi soir Maxence Simpère. En attendant les conclusions de cette enquête, le problème a été résolu et les déchets collectés par cette balayeuse seront désormais entreposés dans une nouvelle unité de stockage de moins de 100m3, qui a été créée à la déchetterie de Fourmies. Ces déchets seront séchés, puis récupérés et recyclés par la société Flamme.

En Thiérache :

25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Clarisse à Hirson

25 ans de prison ferme à l’encontre de Marcel Lesur, ce maçon au chômage de Guise qui avait assassiné son ex-compagne devant la Maison de la Petite Enfance à Hirson. C’était le 25 novembre 2016 ! Clarisse avait 28 ans. Elle avait trouvé refuge dans un foyer de mamans isolées à Mondrepuis, après avoir dénoncé des violences et « une forme d’esclavage sexuel pratiqué par son mari ». Elle a été tuée dans d’affreuses conditions, quelques minutes après avoir déposé leur fille à la crèche. En 2019, Marcel Lesur avait déjà été condamné à 22 ans de prison, mais il avait fait appel. Jeudi soir, la cour d’assises d’Amiens a rendu son verdict. Le meurtrier a écopé de 3 années supplémentaires derrière les barreaux. Il a donc été condamné à 25 ans de réclusion criminelle. Il a aussi été déchu de son autorité parentale sur les trois plus jeunes de ses douze enfants, les trois qu’il avait eus avec Clarisse.

Un projet d’ouverture d'un campus connecté à Hirson et pour le Pays des 3 Rivières

 Après la ville de Guise, c’est donc autour du maire d’Hirson Jean-Jacques Thomas, d’engager des négociations avec les universités d’Amiens, de Lille et de Valenciennes, pour permettre aux jeunes hirsonnais de pouvoir suivre un cursus d’enseignement supérieur et d’obtenir un statut d’étudiant, sans quitter la Thiérache. Ce campus connecté devrait être installé dans les locaux du Centre d'information et d'orientation d’Hirson-Thiérache. C’est la longue période de confinement qui serait ainsi à l’origine de cet engouement en faveur des formations à distances et 100 % connectées avec de réels professeurs. D’après nos confrères de l’Union, ce campus connecté d’Hirson pourrait accompagner jusqu’à 25 futurs étudiants chaque année...

Des projets de création d’espace numérique polyvalent sur Hirson et à Guise !

Après Fourmies, Avesnes, Le Quesnoy ou Maubeuge, un tiers-lieu numérique devrait ouvrir ses portes dès l’an prochain dans les locaux de l’ancien centre social de Guise. Les travaux devraient démarrer d’ici la fin de cette année. A Hirson, c’est l’ancienne bibliothèque municipale de la gare, fermée depuis 2018, qui devrait accueillir dès l’an prochain ce tiers-lieu numérique. On y trouvera sur place des salles de coworking et de formation, dotées de différents outils numériques, comme des scanners et autres imprimantes 3D.

Le taux de positivité des tests Covid-19 continue d’augmenter en Sambre Avesnois-Thiérache

Entre le 12 et le 18 octobre, 12,6 % des tests se sont révélés positifs contre 10,3 % la semaine précédente, sur un échantillon de 5000 tests réalisés en une semaine, par les 8 laboratoires BioFrance allant de Maubeuge à Hirson, en passant par Fourmies, Avesnelles, Hautmont ou Jeumont. Celles et ceux qui viennent se faire dépister sont désormais essentiellement des personnes présentant des symptômes proches de la Covid-19. Pour faire face à cette forte augmentation du nombre de personnes qui souhaitent se faire tester, les laboratoires vont se doter prochainement de nouveaux équipements. Plusieurs salariés ont été recrutés dernièrement. Ils sont actuellement en formation.