Hantavirus : le témoignage d’Émilie, contaminée en 2014

Publié : 15h41 par
Geoffrey Deloux - Animateur

Hantavirus
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Crédit : Canva

Alors que l’hantavirus revient dans l’actualité, une auditrice a accepté de raconter l’épreuve qu’elle a traversée il y a plus de dix ans.

L’hantavirus fait de nouveau parler de lui dans l’actualité ces dernières semaines. Un sujet qui peut susciter des questions et parfois de l’inquiétude. Dans ce contexte, Émilie a accepté de témoigner dans La Ligne des Auditeurs sur Canal FM pour raconter ce qu’elle a vécu en 2014, lorsqu’elle a contracté le virus que l'on peut trouver en Europe, à l’âge de 27 ans.

Des symptômes brutaux

À l’époque, Émilie revenait de vacances dans le sud de la France. Avant son départ, des travaux avaient été réalisés dans la maison familiale.

Tout commence un matin avec une sensation de “tambour dans la tête” au réveil. Dans la journée, elle fait trois malaises, dont un dans une pharmacie. Face à son état, un médecin la reçoit en urgence avant de l’envoyer à l’hôpital pour des analyses.

Très vite, les examens révèlent un état préoccupant : son taux de plaquettes est extrêmement bas. Les médecins constatent également que plusieurs organes sont touchés, notamment les reins, la rate et le foie.

Une hospitalisation sous haute surveillance

Durant la nuit, son état se dégrade fortement avec une température montant jusqu’à 42,3 degrés. Les soignants mettent alors en place plusieurs moyens pour tenter de faire redescendre la fièvre.

Émilie restera hospitalisée pendant une semaine avant de rentrer chez elle, sans savoir précisément ce qui lui était arrivé.

Le diagnostic un mois plus tard

Ce n’est qu’un mois après son hospitalisation qu’elle reçoit un courrier de l’Institut Pasteur lui annonçant qu’elle avait contracté un hantavirus.

Avec le recul, elle réalise aujourd’hui à quel point la situation était grave. “Ma vie était en jeu”, confie-t-elle.

Informer sans inquiéter

Le témoignage d’Émilie rappelle que l’hantavirus reste une maladie rare, mais qui peut provoquer des formes sérieuses dans certains cas.

Les autorités sanitaires rappellent surtout l’importance des précautions lors de travaux dans des lieux fermés ou susceptibles d’avoir accueilli des rongeurs : aérer les espaces, éviter de soulever la poussière directement et porter des protections adaptées.

Un témoignage fort, partagé avant tout pour informer et sensibiliser, sans tomber dans l’alarmisme.

Le témoignage d'Emilie...
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