Harcèlement scolaire : briser le silence, un combat de tous les instants

Publié : 14h52 par
Geoffrey Deloux - Animateur

Harcèlement
Crédit : education.gouv.fr

Ce jeudi 5 novembre marque la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire. Un fléau persistant qui touche des milliers d'élèves en France. Derrière les chiffres officiels se cachent des tragédies humaines et des souffrances tues, que ce soit sur les bancs de l'école ou sur les réseaux sociaux. Sur l'antenne de Canal FM, des témoins ont choisi de briser le silence pour raconter l'impensable et porter un message d'espoir et d'alerte.

Des chiffres alarmants et une réalité insoutenable

Le harcèlement scolaire demeure une urgence absolue au sein de l'Éducation nationale. Selon les études institutionnelles, environ un élève par classe serait concerné par des faits de harcèlement, qu'il s'agisse de violences verbales, physiques ou de cyberharcèlement. Derrière cette moyenne nationale, ce sont des vies brisées, une déscolarisation rampante et, dans les cas les plus tragiques, des drames familiaux irréversibles.

 

Le témoignage d'Anne : la douleur d'un combat familial

Au micro de Canal FM, Anne a partagé l'histoire bouleversante de sa famille, marquée par le suicide de son petit frère à l'âge de 20 ans. Victime de harcèlement sévère durant sa scolarité, il avait subi au quotidien des brimades et des violences physiques, allant jusqu'à des "coups de compas dans la main pour le faire dégonfler". Faute de prise en charge suffisante à l'époque et d'un silence familial par méconnaissance, le jeune homme s'est éteint après une détresse insurmontable. 

 

 

Anne raconte...

Le témoignage de Sandrine : face au fléau du harcèlement au collège 

Au micro de Canal FM, Sandrine, a témoigné de son expérience face au harcèlement scolaire, qu'elle a elle-même subi par le passé avant de le voir frapper l'un de ses enfants au collège. Elle a rappelé combien ce type de violence, fait de brimades quotidiennes et de coups répétés, s'installe insidieusement et peut détruire un enfant au point de frôler l'irréparable, tout en soulignant la détresse des parents souvent démunis face à ce fléau.

Sandrine nous raconte

Le témoignage d'Ingrid : l'importance de libérer la parole dès le plus jeune âge

Ingrid a partagé son expérience de maman face au harcèlement scolaire qu'a subi son fils de 18 ans aujourd'hui, durant ses années de collège. Elle a souligné à quel point de petites choses peuvent profondément blesser un enfant au quotidien — qu'il s'agisse de remarques sur le physique ou de coups répétés. Tout en insistant sur l'importance de poser des questions sans être trop frontal pour encourager la libération de la parole, elle a rappelé que le soutien et l'écoute restent primordiaux pour que les jeunes victimes osent briser le silence. 

Ingrid nous raconte ...

Le témoignage d'Océane : transformer la souffrance du harcèlement en combat associatif

Océane, présidente et cofondatrice de l'association « Ose briser le silence », a partagé son parcours personnel marqué par le harcèlement scolaire qu'elle a subi au collège en raison de difficultés de lecture et de compréhension. Ayant elle-même gardé le silence pendant des années avant de se confier à sa mère — ce qui avait permis de faire prendre conscience à l'une de ses camarades de la gravité de ses actes —, elle s'engage aujourd'hui avec son association créée en janvier 2025 pour libérer la parole, sensibiliser via les réseaux sociaux et offrir un espace d'écoute et d'orientation aux jeunes victimes. 

Océane nous raconte...

Les dispositifs d'aide : un numéro unique à retenir

La parole se libère, mais l'action des pouvoirs publics et de l'entourage reste primordiale. Si vous êtes concerné, parent, proche ou élève, n'hésitez jamais à demander de l'aide.

  • Le 3018 : Numéro vert national, gratuit, anonyme et confidentiel, ouvert 7j/7, dédié aux victimes de harcèlement et de cyberharcèlement.