Fini le smartphone au lycée : ce que change la nouvelle loi pour la rentrée

Publié : 13h13 par
Geoffrey Deloux - Animateur

Smartphone aux lycées
Smartphone aux lycées
Crédit : Canva

C’est désormais gravé dans la loi : dès la rentrée scolaire 2026-2027, les téléphones portables et objets connectés seront strictement interdits dans l'ensemble des lycées de France. Déjà appliquée au collège et au primaire, la règle s'étend au second cycle. Règles, confiscation, exceptions… On fait le point sur ce qui attend les lycéens.

C’est un tournant majeur pour la vie lycéenne. Promulguée ce 24 août 2026 et publiée au Journal officiel, la loi visant à protéger les mineurs des risques liés aux outils numériques franchit une étape décisive en modifiant le Code de l'éducation. Désormais, l'interdiction du smartphone s'impose dans les lycées généraux, technologiques et professionnels.

Qu'interdit précisément la loi ?

La règle devient identique à celle déjà en vigueur dans les écoles et collèges : l'utilisation du téléphone portable ainsi que de tout équipement terminal de communication électronique (montres connectées, tablettes, écouteurs sans fil, etc.) est proscrite au sein de l'établissement.

L'interdiction ne se limite pas aux heures de cours ou aux salles de classe : elle s'applique également durant les récréations, les temps d'interclasse, la pause méridienne et lors de toutes les activités pédagogiques se déroulant à l'extérieur (sorties scolaires, événements sportifs).

À noter : La loi encadre l'utilisation de l'appareil. Un élève a donc le droit de garder son smartphone dans son sac à condition qu'il soit éteint, sauf si le règlement intérieur de son lycée impose des consignes plus strictes (dépôt dans des casiers ou poches collectives dédiées).

Confiscation et sanctions : comment ça va se passer ?

Les personnels de direction, d'enseignement, d'éducation et de surveillance sont habilités à faire respecter la mesure :

  • Confiscation temporaire : En cas d'infraction, le smartphone peut être confisqué sur-le-champ.

  • Restitution le jour même : La loi impose une limite stricte : l'appareil ne peut pas être retenu au-delà de la fin des activités d'enseignement de la journée. Il sera restitué à l'élève ou à son responsable légal à la fin des cours.

  • Sanctions disciplinaires : Les modalités exactes sont fixées par le règlement intérieur de chaque établissement, pouvant aller de la simple punition (devoir supplémentaire) à la sanction disciplinaire en cas de récidive ou de refus de coopérer.

Existe-t-il des dérogations ?

Oui, la loi prévoit des exceptions bien encadrées :

  1. Raison médicale ou de handicap : Les élèves dont l'état de santé nécessite un dispositif connecté (par exemple pour le suivi du diabète) conservent leur matériel sur autorisation préalable.

  2. Usage pédagogique : L'utilisation reste autorisée lorsqu'elle est expressément demandée et supervisée par un enseignant dans le cadre d'un cours.

  3. Publics spécifiques : Des aménagements particuliers peuvent s'appliquer aux étudiants des classes supérieures hébergées en lycée (BTS, CPGE) ou aux internes, selon les règles de leur établissement.

Quel est le but recherché ?

Dans une circulaire d'accompagnement, le ministère de l'Éducation nationale met en avant des objectifs sanitaires, cognitifs et sociaux. Selon le gouvernement, cette mesure doit permettre de :

  • Améliorer la concentration : Limiter les distractions virtuelles et les notifications incessantes durant la journée de travail.

  • Apaiser le climat scolaire : Encourager les échanges directs et la convivialité entre élèves lors des pauses.

  • Lutter contre le cyberharcèlement : Prévenir les prises de vues ou de vidéos non consenties à l'intérieur des établissements.