Contrats aidés supprimés : l'inquiétude à Prisches avant la rentrée scolaire

24 août 2017
Par Thibaut Paquit (avec Delphine Hernu)
De petites communes rurales vont devoir se réorganiser à moins de 10 jours de la rentrée scolaire.

C’est une problématique qui interpelle à quelques jours de la rentrée. La réduction massive du nombre de contrats aidés par le gouvernement d’Edouard Philippe et sa ministre du travail Muriel Pénicaud, met en difficulté les communes et les associations pour la rentrée scolaire.

Ces contrats à destination des moins de 26 ans et des demandeurs d'emploi sont financés entre 65 et 75 % par l'État et permettent aux collectivités locales de pourvoir des postes dans les fonctions périscolaires ou dans le domaine social ou encore la dépendance.

C’est le cas à Prisches, au sud de Maroilles, qui vit très mal cette nouvelle stratégie : depuis plusieurs années, le maire de la commune et son institutrice bénéficient de ces contrats pour l’école maternelle et primaire. Aujourd’hui, avec la suppression de ces contrats aidés, il faudra réorganiser le fonctionnement des deux écoles alors que la rentrée scolaire est prévue le 4 septembre prochain. Une situation qui pourrait durer pendant toute la durée de la scolarité 2017-2018.

Une situation inquiétante pour Jean-Claude Fovez, le maire de Prisches, et Fleur, institutrice.

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Jean-Luc Pérat : "Ces contrats-aidés ne sont peut-être pas la panacée !"

Jean-Luc Pérat, le Président de la Communauté de communes Sud Avesnois a adressé hier un courriel à la Directrice de l’Association des Maires du Nord. « Demain, comment allons-nous faire dans les écoles, la restauration scolaire, les services techniques et les espaces verts, l’animation en direction de la jeunesse et des activités péri-scolaires… ? écrit-il. […] Ces contrats-aidés ne sont peut-être pas la panacée mais pour nous, nous  avons et aurons de plus en plus de populations précarisées aux grandes difficultés […] Notre territoire est celui qui compte le taux de chômage le plus élevé de la Région (plus de 25%)… !!! Jean-Luc Pérat dit son inquiétude mais aussi sa détermination. Inquiétude partagée par de nombreux élus locaux.